Océan Indien
En Amérique latine, une meilleure gestion de l’eau mise en pratique
Au Brésil et en Colombie, des projets soutenus par l’Agence française de développement (AFD) cherchent à améliorer l’accès à l’eau, à limiter les risques d’inondation et à réutiliser les eaux usées.
Au Brésil et en Colombie, des projets soutenus par l’Agence française de développement (AFD) cherchent à améliorer l’accès à l’eau, à limiter les risques d’inondation et à réutiliser les eaux usées. Présentées les 13 et 14 août 2026, ces initiatives concernent notamment les habitants de Curitiba et les territoires brésiliens encore privés d’un accès régulier à l’eau.
Le Brésil vise, d’ici 2033, une couverture de 99 % pour l’eau potable et de 90 % pour la collecte et le traitement des eaux usées. Plus de 30 millions de personnes n’auraient toutefois pas encore accès régulièrement à l’eau dans le pays. Pour avancer, les banques publiques brésiliennes aident les États et les municipalités à financer leurs projets et à préparer les études nécessaires.
L’AFD coopère notamment avec les banques publiques BNDES et Caixa. Son partenariat avec la BNDES comprend une enveloppe de 200 millions d’euros pour financer l’assainissement, le développement urbain et les énergies renouvelables dans le Nord et le Nordeste. Les projets doivent être adaptés aux besoins de chaque État et de chaque municipalité, plutôt que reproduire une solution unique.
À Curitiba, le projet Bairro Novo da Caximba cible environ 1 700 familles installées dans le bassin du rio Barigui, où l’urbanisation et l’occupation des berges augmentent les risques d’inondation et de contamination de l’eau. Il prévoit de restaurer la végétation des berges, d’améliorer le drainage, de créer des bassins de rétention et un parc linéaire, mais aussi de proposer des logements et un accompagnement social. Concrètement, l’objectif est de réduire l’exposition des habitants aux risques climatiques sans les éloigner de leurs écoles, de leur travail, de leurs réseaux de solidarité et de leur environnement.
En Colombie, l’entreprise EPM travaille sur un autre modèle. Ses stations d’épuration pourraient produire de l’eau réutilisable, du biogaz, de la chaleur, des nutriments et des biosolides, ces matières issues du traitement pouvant servir d’amendements ou d’engrais pour l’agriculture. Avec Seureca, filiale de Veolia, EPM développe un outil pour choisir les usages les plus adaptés. Pour les habitants et les agriculteurs concernés, les eaux usées ne seraient donc plus seulement rejetées après traitement : elles pourraient aussi fournir de nouvelles ressources.