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Afghanistan – 5ème anniversaire de la chute de Kaboul | France Diplomatie
Cinq ans après la chute de Kaboul et le retour des talibans au pouvoir, la France maintient son aide au peuple afghan. Elle dénonce la dégradation de la situation humanitaire et la répression qui vise particulièrement les femmes et les filles.
Cinq ans après la chute de Kaboul et le retour des talibans au pouvoir, la France maintient son aide au peuple afghan. Elle dénonce la dégradation de la situation humanitaire et la répression qui vise particulièrement les femmes et les filles.
En Afghanistan, les femmes et les filles n’ont plus accès à l’enseignement secondaire ni à l’université. Les autorités talibanes adoptent aussi des mesures qui les écartent de la vie publique. À Hérat, une répression récente a encore aggravé leur situation. La France qualifie ces faits de violations graves des droits humains et demande aux talibans de respecter leurs engagements internationaux.
L’aide française passe notamment par l’Institut Médical Français de la Mère et de l’Enfant, à Kaboul, soutenu depuis 2021. En 2025, les ONG aidées par la France ont assuré plus de 100 000 consultations médicales gratuites. Elles ont aussi traité la malnutrition aiguë de plus de 3 000 enfants de moins de 5 ans et facilité l’accès à des services éducatifs pour 35 000 filles.
Depuis 2021, six opérations d’acheminement ont permis d’envoyer près de 100 tonnes de produits essentiels, notamment des médicaments. La plus récente s’est déroulée en avril 2026 et visait la malnutrition des enfants. Pour les Afghans concernés, cela se traduit par des soins gratuits, une prise en charge nutritionnelle et un soutien éducatif, alors que les services disponibles dans le pays restent fortement limités.
La France propose aussi des bourses aux jeunes Afghans privés d’études dans leur pays. En 2025, 23 étudiants, dont 16 femmes, ont étudié en France grâce à ce dispositif. En 2026, 12 nouvelles bourses ont déjà été accordées, parmi lesquelles neuf à des femmes. Depuis 2021, plus de 17 000 Afghanes et Afghans menacés en raison de leurs liens avec la France ou de leur engagement ont par ailleurs été accueillis sur le territoire français.
Sur le plan judiciaire, la France a contribué à la création, au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, d’un mécanisme indépendant chargé de recueillir des preuves et d’enquêter sur les crimes les plus graves commis en Afghanistan. Elle soutient également la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan et sa nouvelle représentante spéciale, Rabab Fatima. Paris exclut toute normalisation avec les talibans tant qu’ils ne respecteront pas les droits humains, la lutte contre le terrorisme et la mise en place d’une gouvernance inclusive, conformément à la résolution 2593 du Conseil de sécurité de l’ONU.